De Cotonou à Alger : pourquoi la médecine nucléaire
Au moment de choisir une spécialité, je me suis orienté vers la médecine nucléaire.
Je l’ai choisie parce qu’elle associe l’imagerie, la physique et le calcul. On administre au patient un traceur radioactif, on mesure sa distribution dans le corps, et l’interprétation des images repose sur la physique des rayonnements. Un examen ne s’interprète qu’après l’analyse de l’ensemble des images et des mesures.
La spécialisation à Alger
Il n’existait pas alors de filière de spécialisation en médecine nucléaire au Bénin. Pour me spécialiser, je devais partir à l’étranger. En février 2023, j’ai commencé ma spécialisation au CHU Bab El Oued, à Alger : scintigraphie, imagerie TEP, thérapies à l’iode 131, explorations de la thyroïde et du myocarde, radioprotection des patients et du personnel. En 2026, je suis en fin de spécialisation de médecine nucléaire.
La médecine nucléaire est encore peu développée en Afrique de l’Ouest. C’est aussi pour cette raison que je l’ai choisie. Mon objectif est de l’exercer au Bénin, de participer à son enseignement et de développer des outils pour la discipline.