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11 juillet 2026Chronique

De Cotonou à Alger : pourquoi la médecine nucléaire

On choisit rarement la médecine nucléaire par hasard. Le récit d'un choix — une discipline technique, mathématique et rare — et du détour par Alger qu'il a fallu faire.

Quand vient le moment de choisir une spécialité, la plupart de mes camarades s'orientaient vers des disciplines familières, enseignées et pratiquées à Cotonou. J'ai regardé ailleurs.

La médecine nucléaire m'a retenu pour ce qu'elle exige. C'est une médecine de l'image et du calcul : on administre un traceur, on mesure ce qu'il devient dans le corps, et on lit le résultat à la lumière de la physique. Rien ne s'y conclut d'un coup d'œil ; il faut tout regarder avant de trancher — un réflexe que je retrouve, curieusement, devant un échiquier comme devant un programme qui refuse de fonctionner.

Le détour par Alger

Le problème, c'est qu'il n'existait pas, à l'époque, de filière de spécialisation au Bénin. Se former voulait dire partir. Je suis donc allé passer ma spécialisation à Alger : scintigraphie, imagerie TEP, thérapies par l'iode 131, exploration de la thyroïde et du myocarde, radioprotection du patient et du personnel. J'en suis, en 2026, à la fin de mon cursus.

Ce détour n'est pas un détail. Il dit quelque chose de la médecine nucléaire en Afrique de l'Ouest : rare, précieuse, encore à installer. C'est précisément pour cela qu'elle m'intéresse. Il y a tout à y bâtir — la pratique, l'enseignement, les outils — et c'est ce que je compte faire, au Bénin.

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